Et si retrouver du plaisir était aussi un enjeu de santé à la ménopause ?

Depuis votre périménopause, vous avez peut-être cette étrange impression : rien ne va vraiment mal et pourtant… vous avez moins d’élan. Ce qui vous faisait plaisir auparavant vous enthousiasme moins. Vous vous sentez fatiguée, irritable, davantage attirée par les aliments gras ou sucrés, vous dormez mal et votre ventre gonfle, votre taille épaissit. À cela peuvent s'ajouter bouffées de chaleur, réveils nocturnes, prise de poids ou difficultés à apaiser vos émotions... et autres joyeusetés...

Et si, pendant la transition ménopausique, la question n’était donc pas seulement « comment faire disparaître mes symptômes ? », mais aussi « comment retrouver du plaisir et du bien-être ? ». Car, oui, la science a montré que notre humeur résulte d’interactions complexes entre hormones, cerveau, microbiote intestinal, nutrition, sommeil, mouvement, stress et environnement émotionnel.

Pourquoi le bien-être peut-il changer en périménopause ?

Les hormones ne sont qu’une partie de l’histoire

La périménopause et la ménopause constituent une période de profondes transformations physiologiques. Les fluctuations puis la diminution des hormones ovariennes peuvent influencer les systèmes cérébraux impliqués dans l’humeur, le sommeil, la motivation et la réponse au stress.

Certaines femmes constatent ainsi une anxiété nouvelle, une moindre résistance au stress, davantage de fatigue ou une perte d’entrain et de motivation.

Mais réduire ces changements aux seules hormones serait trop simple.

Le sommeil perturbé, les insomnies, la charge mentale, la modification de la composition corporelle ou encore une glycémie instable peuvent s'entremêler. C’est précisément pourquoi j’aborde cette période selon une vision de Pleine Santé.

Quel rapport entre votre assiette, votre microbiote et votre humeur ?

L’intestin et le cerveau dialoguent en permanence

Notre microbiote intestinal participe à un système complexe de communication entre l’intestin et le cerveau. Les bactéries intestinales produisent notamment des métabolites capables d’influencer l’inflammation, le système immunitaire et certaines voies impliquées dans la régulation de l’humeur.

L’alimentation joue elle-même un rôle important dans la composition de ce microbiote.

Une alimentation saine, diversifiée, comportant notamment des fruits et légumes, des légumineuses, des céréales complètes et d’autres aliments riches en fibres favorise généralement une plus grande diversité microbienne.

À l’inverse, une alimentation comportant une grande quantité de produits ultra-transformés, de boissons sucrées et de produits très caloriques est associée à une moins bonne santé métabolique et, selon certaines études, à davantage de troubles de l’humeur.

Cela ne signifie évidemment pas qu’un aliment rend heureux ou qu'un autre provoque une dépression.

Et les fameux « neurotransmetteurs du bonheur » ?

Sérotonine, dopamine, GABA ou noradrénaline participent à des fonctions beaucoup plus complexes que le simple « bonheur ».

Leur fonctionnement dépend notamment de précurseurs et de micronutriments issus de notre alimentation. Les protéines animales et protéines végétales fournissent ainsi des acides aminés, dont certains acides aminés essentiels que notre organisme ne sait pas fabriquer.

Le microbiote intervient également dans le métabolisme du tryptophane, précurseur de la sérotonine. L’axe intestin-cerveau constitue donc une piste passionnante, mais il serait excessif d’en conclure que l’on peut « fabriquer son bonheur » simplement en modifiant son assiette.

Pourquoi les envies alimentaires augmentent-elles parfois quand le moral baisse ?

Fatigue, stress, manque de sommeil et alimentation émotionnelle peuvent former un véritable cercle.

Après une mauvaise nuit, l’appétit et l’attirance pour des aliments très énergétiques peuvent être modifiés. Les variations de glucose et d’insuline peuvent à leur tour influencer énergie, faim et satiété.

Lorsqu’une femme vit parallèlement une prise de poids, les restrictions alimentaires et la culpabilité peuvent encore renforcer ce rapport difficile à l’alimentation.

C’est pourquoi je ne crois pas aux régimes punitifs pour retrouver le bien-être à la ménopause.

Et si le plaisir faisait partie de la Pleine Santé ?

Le bien-être ne se trouve pas uniquement dans l’assiette

Dans mon approche, cinq grands facteurs du vivant interagissent en permanence : respiration, nutrition, mouvement et relaxation, sommeil et rythmes, relations et émotions.

Votre alimentation peut apporter fibres alimentaires, oméga, magnésium, vitamines, minéraux, antioxydants et autres nutriments indispensables. Mais même le meilleur équilibre alimentaire ne peut, à lui seul, compenser durablement un sommeil très dégradé, un stress chronique, une sédentarité importante ou une vie dans laquelle tout espace de plaisir a disparu.

Le plaisir n’est d’ailleurs pas nécessairement alimentaire.

Marcher, chanter, rire, jardiner, cuisiner, créer, partager un repas, retrouver des personnes que l’on aime ou simplement s'accorder un moment agréable participent aussi à notre équilibre.

Pourquoi votre équilibre doit-il être personnalisé ?

Deux femmes du même âge, présentant apparemment les mêmes symptômes de péri/ménopause, peuvent avoir des besoins très différents.

Chez l’une, le sommeil sera prioritaire. Chez une autre, ce sera la gestion du stress, la digestion, l’activité physique, l’équilibre nutritionnel ou le rapport à l’alimentation. Chez quelques-unes, certains signes nécessiteront avant tout une consultation médicale.

C’est aussi pourquoi compléments alimentaires, micronutrition ou phytothérapie ne devraient pas être utilisés comme des recettes universelles.

Mon accompagnement Manger en Paix consiste à regarder avec vous l’ensemble de ces facteurs, à comprendre ce qui déséquilibre aujourd’hui votre quotidien et à construire une démarche personnalisée, complémentaire de votre suivi médical.

Car traverser la ménopause en Pleine Santé, ce n’est peut-être pas seulement chercher à avoir moins de symptômes.

C’est aussi retrouver de l’énergie, de l’élan, du plaisir… et se sentir à nouveau pleinement vivante.


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